INTERVIEW

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MALVINA TEDGUI

Après «L’Ecart» , «Coupable’s» et «Une Indiscrétion», sorte de trilogie psycho policière, Malvina Tedgui s’est imposée dans la littérature numérique avec “Entre/Deux”, quatrième roman où l’on retrouve le personnage emblématique de Rachel, psychanalyste à la retraite et détective espiègle, qui cumule les intrigues à tiroirs et les aventures du drame humain.

Psychanalyste, formatrice en développement personnel et professionnel, Malvina Tedgui décrypte et tente de comprendre depuis de nombreuses années les comportements et les mystères de l’âme humaine. La littérature est venue à elle naturellement. Comme une autre manière de sonder l’indicible.

«E-BOOK, UN LIVRE COMME LES AUTRES»

Vous êtes psychanalyste, qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture?
Est-ce que ces deux passions se nourrissent l’une de l’autre ?

M.T. : L’écriture est venue à moi très naturellement mais il me semblait
important de trouver un personnage. J’ai tourné en rond pendant pas
mal d’années avant de trouver celui de Rachel, l’héroïne de mes
romans.Sonder l’être humain reste toujours une énigme. Le fait d’être analyste
développe très clairement une qualité d’enquêteur face à la complexité
de l’âme humaine, on a sans cesse des constructions vis-à-vis du
patient, on cherche et on tente comme un policier de comprendre le
fonctionnement de l’autre, ce qui le motive, ce qui le fait bouger, à la
différence que sur le divan les morts sont symboliques…

Rachel, votre héroïne est à la fois psychanalyste à la retraite et
détective…A-t-elle une dimension autobiographique ou n’est-elle
qu’une pure fiction ?

M.T. : Elle me ressemble sur certains points, nous avons par exemple
une approche similaire de notre travail mais elle n’est qu’une projection
à travers laquelle je peux donner ma vision du monde. Disons que c’est
un personnage qui me touche et que je l’ apprécie beaucoup….

Dans ce 4ème roman on retrouve l’ un de vos thèmes de
prédilection, celui de la mémoire…Pourquoi ce titre «Entre/ Deux»?

M.T. : Mon héros, le vieil Albert, veut finir sa vie en laissant quelque
chose qu’il a vécu mais qui ne lui appartient pas.
Comment dire ce passé ? Transmettre l’irracontable ?
Albert a été un homme important, un précurseur de la communication et
des réseaux, il sait que la vengeance est vaine, que la mémoire n’a
qu’un temps et que seule la vie prévaut.
Que peut on choisir dans l’entre-deux?
Parce qu’il veut croire encore en l’être humain, Albert mise sur l’esprit
comme Anselm Kiefer, le plasticien allemand, qui a choisi la création en
superposant à la représentation du désastre de la Shoah, le symbole de
l’art afin que plus personne ne puisse dire qu’il ne savait pas. Pour ces
deux hommes, la création et l’esprit prétendent à sauver le monde, du
moins ils l’espèrent.

Comment avez-vous découvert la littérature numérique ? Et
pourquoi ce choix en tant qu’auteur ?
Est-ce pour vous une nouvelle aventure ou un moyen d’agir
à l’extérieur du système?

M.T. : J’ai découvert l’informatique il y a une vingtaine d’années et sans
l’ordinateur je n’aurai certainement jamais écrit. Internet est un outil
extraordinaire. Je suis par nature curieuse et il y a chez moi cette
inclination à être toujours en phase avec mon époque. Pourquoi ce
choix du numérique ? Parce que cela me permet de communiquer et
d’échanger avec des lecteurs du Canada, d’Afrique du Sud…Ecrire et
être lu avec cette ouverture sur le monde, c’est fantastique et
profondément démocratique. Il y a cette capacité à bouger, à changer, à
s’adapter. C’est pour cette raison que mes romans sont traduits en
Anglais. C’est aussi une forme d’indépendance face à un système ou à
cause du nombre, il y a une dépréciation de l’écrit et de la pensée. C’est
une autre manière d’être édité mais surtout d’entreprendre, de se mettre
en scène, d’être impliqué. Tout cela est très excitant et réduit du coup
l’aspect mystificateur de l’écrivain, ce cerveau qui ne fonctionne pas
comme les autres…La Fnac est en travaux en bas de chez moi et cet
été, je suis restée coincée au lit à cause d’un mal de dos. J’ai lu 18 livres
grâce à mon e-book et j’ ai découvert des auteurs formidables. Je ne
suis pas une fétichiste du papier. L’un n’empêche pas l’autre. Le livre
numérique est un livre comme les autres.

Dédicace du 3 décembre

J’ai le grand plaisir de vous annoncer que ma soirée de dédicace chez Mercer by Edith, lieu superbe, grâce à Martine Cohen a été un grand succès. J’ai tout vendu. Le public surtout féminin a beaucoup apprécié le thème du livre et le flux de l’écriture.Merci à tous mes lecteurs. Bon moment de lecture.J’attends vos commentaires avec impatience.Malvina

Source : Dédicace du 3 décembre

Dédicace du 3 décembre

J’ai le grand plaisir de vous annoncer que ma soirée de dédicace chez Mercer by Edith, lieu superbe, grâce à Martine Cohen a été un grand succès. J’ai tout vendu. Le public surtout féminin a beaucoup apprécié le thème du livre et le flux de l’écriture.

Merci à tous mes lecteurs. Bon moment de lecture.
J’attends vos commentaires avec impatience.

Malvina

Surprise, l’appréciation d’une personne, j’ignorais qu’elle avait lu mon livre

Heureusement on a de belles lectures :

J’ai beaucoup aimé le livre de Malvina :

Le sexe de l’Autre

Devenir soi

 

Une écriture ciselée

« Des voiles de silence »  p109   dans « une vie de mensonge, avec une façade respectable » p113

Un délice de tendresse retenue

 

 

Amitiés à Vous Deux

 

Luc

Interview: Le Sexe de L’autre

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Dans quelle région habitez-vous en France ? Sinon, dans quel autre pays ?

MT: A Paris

Présentez-nous votre ouvrage ?

MT: C’est un livre qui traite du cheminement d’une jeune femme vers l’état adulte, libre, responsable et autonome. En effet, à quel moment devenons-nous véritablement un être libre ? N’est-ce pas quand on arrive à considérer ses parents comme des êtres humains et non plus comme une stature tutélaire ?

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

MT: Surtout pour répondre à la question du féminin, sa force, sa sensibilité et son désir.

– À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

MT: Aux adultes, hommes et femmes.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

MT: J’ai voulu transmettre que trop souvent dans notre désir d’exister, nous les femmes, nous oublions que nous possédons quelque chose qui nous est propre et qu’il est temps de l’affirmer, non comme un principe de domination mais, comme une particularité forte et puissante.

Où puisez-vous votre inspiration ?

MT: Partout, en écoutant les femmes, les jeunes, les moins jeunes, leur désir, leur frustration, à travers leurs multiples rôles de mère, d’amante, de maîtresse de maison et de lien relationnel, de leur profession et d’image de soi. La femme a cinq vies par jour et elle n’est heureuse que quand ces cinq vies sont harmonieuses ensemble.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

MT: Je veux écrire une suite, car à la fin du livre plusieurs questions demeurent en suspens.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

MT: Bonne lecture, merci de me faire vos commentaires, c’est important pour moi de sentir que ce qui me préoccupe trouve un écho chez les lecteurs hommes et femmes évidemment.